A propos

RM Création

Débarquée sur les bords de la Garonne à l’âge de douze ans avec quelques membres de sa famille, la belle Rosa  lance sa carrière dans le monde de la mode en 2010, après 6 ans d’études mode en Gironde et  l’obtention de ses diplômes.

Lors d’un événement mode elle à acceptée de défiler pour l’une de ses amies, alors créatrice. Mais cette bordelaise d’adoption n’est pas du genre à dévoiler ses charmes sous les feux des projecteurs et affectionne davantage de faire valoir ses talents à l’ombre des paillettes. Elle défila un soir, et puis c’est tout. Depuis, elle fait défiler les autres. Sa réserve et sa modestie sont à la base de son succès et sa notoriété gravit les échelons petit à petit, comme en témoignent les diverses opportunités qui se sont offertes à elles et qu’elle a sues saisir :

« A partir de mes premières créations, j’ai eu le privilège de promouvoir ma ligne de vêtements à travers plusieurs défilés, dont je garde d’excellents souvenirs. Grâce à l’association E-A, qui s’est octroyée la mission de favoriser les arts en Aquitaine, j’ai participé au défilé Compulsations. Puis, lors de la Nuit du Costume, j’ai pu présenter une dizaine de mes créations et ai rencontré un couturier de renom, François 1er. Enfin, j’ai pu présenter mes créations lors d’un événement politique au Musée d’Aquitaine et dans le cadre du festival FEESTA, dans le courant de l’année dernière. »

La native de Luanda (Angola) n’oublie ni d’où elle vient, ni les précieuses personnes qui ont largement contribué à sa réussite et fait souvent référence à un couturier angolais avec qui elle a confectionné ses toutes premières créations. Cet homme, dont elle vante les qualités, lui fit comprendre que l’apprentissage théorique de la couture n’avait pas vocation à tourmenter l’expression de ses compétences artistiques :

« A ses côtés, j’ai pu apprendre des techniques de couture que je ne maîtrisais pas au préalable. Ce premier défilé m’a permis de prendre confiance en moi en tant que créatrice et m’a fortement encouragé à poursuivre mes travaux et mes investigations. »

PRESERVER SON IDENTITE ET S’INTEGRER

Riche de ses rencontres et de ses expériences, nous pouvons désormais mieux identifier le monde artistique dans lequel évolue Rosa, même si les observateurs diront que l’art de cette créatrice ne s’arrime pas à un genre précis, mais varie en fonction des objectifs qu’elle se propose. En effet elle ne se fixe strictement aucune limite en termes de création et défie les lois de la nature en mariant les opposés de manière harmonieuse. Ainsi, la mode ethnique chic  part à la conquête des nations en leur proposant de faire alliance par le biais d’une stratégie redoutable :

« Je souhaite développer l’union entre deux cultures ou entre deux continents différents. Pour se faire, j’utilise des broderies et des tissus aux fortes résonnances ethniques tels que le wax, tout en préservant les formes et les traditions vestimentaires sur lesquels je m’appuie pour la création d’une ligne de vêtements qui incarne un genre nouveau. »

Le pari de Rosa est audacieux mais tout-à-fait judicieux. Dans un monde où les hommes émigrent et immigrent aujourd’hui plus que jamais, l’attachement viscéral des étrangers pour leur terre d’origine est si manifeste qu’ils prendraient un malin plaisir à porter sur eux ce qui fait leur identité et que certaines cartes muettes parviennent à exprimer clairement : la double nationalité. Nous l’obtenons idéalement quand nous restons attachés au pays dans lequel nous avons été mis au monde et qu’en parallèle, nous réussissons à nous assimiler à la population qui nous a accueillie pour nous adopter. La ligne de vêtements de RM. atteste de cet idéal et propose un large éventail de produits de qualité dont on ne peut se priver, maintenant que nous en avons pris connaissance.

Les sceptiques pourraient se demander si la tactique employée par la jeune angolaise ne relèverait pas d’une politique purement commerciale, en proclamant implicitement sa ligne de vêtements comme porteuse d’un message utopique dont l’influence serait planétaire. L’argument aurait pu faire l’unanimité sans ces dernières précisions :

« J’ai hérité du nom et du prénom de l’une de mes tantes, mais je n’ai pas eu la chance de la rencontrer. Lorsque j’étais à la recherche d’un nom pour déposer ma marque, ma soeur m’a appris qu’elle avait été une femme d’affaires très généreuse, distribuant ses biens aux plus nécessiteux. A partir de ce jour, lui rendre hommage devenait non plus un droit mais un devoir et je choisis naturellement d’imprimer son nom sur chacune de mes créations. »

Nous tenons ici un cocktail explosif que nous allons vanter une dernière fois en quelques mots avant de remettre la plume dans sa boîte : nouveauté, identité, beauté, ouverture, échange, altruisme, honnêteté, modestie. BRAVO ET MERCI RM. !